Bon nombre de femmes hésitent à parler de santé vaginale avec leur médecin, que ce soit par gêne, à cause de valeurs culturelles ou en raison de la croyance qu’il faut bien accepter ces symptômes comme une conséquence inévitable du vieillissement. Un sondage canadien a révélé qu’un tiers (32 %) des femmes qui avaient ressenti des symptômes d’atrophie vaginale avaient attendu plus d’un an avant de consulter un professionnel de la santé!

Les répercussions physiques et émotionnelles

  • Presque trois quarts des femmes croient que l’atrophie vaginale peut avoir des conséquences négatives sur la vie sexuelle d’une femme
  • Un cinquième des femmes estiment que l’atrophie vaginale a créé une distance émotionnelle entre elles et leur partenaire
  • 44 % disent se sentir vieilles en raison de l’atrophie vaginale
  • Presque un quart des Canadiennes se sentent moins attirantes à cause de l’atrophie vaginale
  • 66 % des femmes ménopausées évitent l’intimité sexuelle par crainte que ça leur fasse trop mal

Soulager l’atrophie vaginale

Après en avoir appris sur votre état de santé au cours d’une discussion et d’un examen, votre médecin pourra vous aider à décider quoi faire pour commencer à être soulagée, y compris peut-être consulter un gynécologue.

La discussion

Soyez prête à répondre à des questions au sujet de votre santé générale, de vos habitudes ou comportements en matière de santé sexuelle, et des conséquences de vos symptômes. En voici des exemples :

  • Quels symptômes avez-vous?
  • Depuis combien de temps avez-vous ces symptômes?
  • Comment ces symptômes changent-ils votre vie quotidienne?
  • Est-ce que vos symptômes affectent votre vie sexuelle? Si oui, comment?
  • Avez-vous essayé des hydratants ou des lubrifiants vaginaux pour soulager vos symptômes?
  • Avez-vous encore des menstruations?
  • Avez-vous déjà été traitée pour le cancer?
  • Prenez-vous des médicaments ou des vitamines sur ordonnance ou en vente libre? Lesquels?
  • Utilisez-vous des savons ou des bains moussants parfumés?
  • Utilisez-vous des produits de douche vaginale ou d’hygiène féminine en aérosol?

L’examen

Il y a de fortes chances que vous ayez déjà subi des examens vaginaux et que les tests pour l’atrophie vaginale ne soient pas différents. Voici une brève description des examens qui aideront votre médecin ou professionnel de la santé à diagnostiquer une atrophie vaginale :

  • Un examen pelvien – Le médecin ou professionnel de la santé palpe les organes pelviens et regarde le vagin et le col de l’utérus.
  • Un test de Papanicolaou – Au moyen d’une petite brosse, comme une brosse à mascara, le médecin ou professionnel de la santé prélève un échantillon de cellules du col de l’utérus pour un examen ultérieur au microscope. Il ou elle peut également prélever un échantillon de sécrétions vaginales ou vérifier l’acidité du vagin avec une bande de papier indicatrice.
  • Une analyse d’urine – Si vous avez des symptômes urinaires (comme des fuites d’urine ou un besoin impérieux d’uriner), votre médecin ou professionnel de la santé vous demandera peut-être un échantillon d’urine pour le faire analyser.

Regardons les choses en face : Cela peut être dur de parler de problèmes féminins. Ces questions sont considérées comme intimes, et les femmes accordent souvent plus d’importance aux problèmes de leur famille qu’à leurs propres problèmes. Mais n’oubliez pas que vous n’avez pas besoin de souffrir de symptômes d’atrophie vaginale. Il existe des traitements sans gâchis. Parlez d’atrophie vaginale!

L’histoire de Joan Boone –
Qui ne souffre plus en silence

Joan BooneJoan Boone, une baby-boomer canadienne qui a commencé tôt à éprouver des symptômes vaginaux, est l’une des nombreuses femmes qui étaient trop gênées pour en parler à un médecin. Joan a finalement eu le courage de se renseigner sur l’atrophie vaginale, qui l’avait empêchée de profiter de la vie.

 

« J’ai souffert longtemps de symptômes très désagréables d’atrophie vaginale, qui m’empêchaient de m’adonner aux activités que j’aime, comme la natation et le vélo, de dire Joan. Mes symptômes nuisaient à mes relations, surtout avec mon mari, et j’étais de moins en moins active. J’en ai finalement parlé à mon médecin, et c’est la meilleure décision que j’aurais pu prendre. »

Ne souffrez pas en silence

Si la femme n’en parle pas, son médecin pourrait ne pas en parler non plus.

7 %

connaissaient cet état de santé

C’est le moment de parler d’atrophie vaginale.

Vous vous demandez comment en parler avec votre médecin ou un autre professionnel de la santé?